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Saule blanc et reine-des-prés, une liaison heureuse

   
 

Qui n’a pas pris un jour de l’aspirine ? Plus préoccupé par la fièvre ou la douleur, on ne se pose alors guère de question sur son origine.

Ces deux plantes, riches en acide salicylique, sont à l’origine de ce que l’on appellera par la suite l’aspirine, contraction du mot latin de la reine-des-prés, Spiraea ulmaria. Plante sacrée du temps des druides, c’est à la Renaissance que l’on découvre les vertus médicinales de la reine-des-prés, appelée aussi « plante aux pieds mouillés », car elle pousse sur les berges de rivières ou des fossés. Le saule croît également dans les zones humides. Son nom vient du celte salis (« près de l’eau »). Hippocrate recommandait son écorce aux femmes pour diminuer les souffrances de l’accouchement et les Indiens d’Amérique l’utilisaient pour faire tomber la fièvre.

En 1829, un pharmacien français, Pierre-Joseph Leroux, obtient des cristaux en faisant bouillir de la poudre de saule. C’est ainsi qu’il isole la salicyline. Mais ce n’est qu’en 1899, après des essais pharmacologiques, que cette molécule est lancée par les laboratoires Heyden sous le nom d’acide acétylsalicylique et par Bayer sous le nom d’Aspirine.

   
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