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Poison chez les Celtes et les Romains, l’if servait à traiter le diabète et l’arthrite en Inde et en Chine.
Au début des années 60, l’Institut national du cancer des Etats-Unis lance un programme de recherche sur les nouveaux agents anti-cancéreux d’origine naturelle. Au bout de vingt ans, une biologiste américaine découvre les propriétés du taxol, issu de l’écorce d’if du Pacifique. Inconvénient, l’approvisionnement est compliqué et peu écologique puisque les ifs, qui poussent lentement, meurent lorsqu’on retire leur écorce, laquelle ne se régénère pas. Qui plus est, il faut de 3 à 6 arbres pour soigner un seul patient.
Depuis, les équipes de recherche d’Aventis et du CNRS ont découvert le docétaxel (1981), principe actif présent dans les aiguilles de l’if d’Europe (Taxus baccata) : en 1995, le laboratoire obtient une AMM (autorisation de mise sur le marché) pour ce nouvel anticancéreux. La production demeure compliquée puisqu’il faut 500 grammes d’aiguilles sèches pour fabriquer une dose de 80 milligrammes de ce médicament.
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