Evaluer
la qualité des milieux L'un des problèmes majeurs
de notre fin de siècle est la pollution atmosphérique.
Il est possible d'évaluer la qualité
de l'air à l'aide d'appareils de mesure,
cependant leur coût élevé ne
permettra jamais de couvrir l'ensemble du territoire.
L'utilisation d'organismes vivants et, en particulier
pour l'évaluation de la qualité de
l'air, la bio-indication lichénique, doit
être un outil à privilégier.
Les lichens sont présents partout et leurs
différences de sensibilité aux polluants
permettent de les utiliser pour évaluer l'évolution
qualitative et quantitative de nombreux milieux.
Outre le degré de pureté de l'atmosphère,
les lichens sont des bio-indicateurs permettant,
dans certaines conditions, d’évaluer
: la chimie et la
stabilité des sols, la hauteur moyenne
de l'enneigement, l'âge des
moraines (d'après
le diamètre des crustacés) et
le recul des glaciers, le type de gestion
forestière, la quantité
de polluants (plomb,
fluor, radio-éléments...) présents
dans un milieu donné.
Usages médicaux Certains lichens sont utilisés
en homéopathie pour la fabrication de sirops,
pastilles... d'autres sont capables de nous donner
des antibiotiques particulièrement actifs
à des doses très faibles (1/20 000
des doses habituelles). En 1989 ont été
découvertes des propriétés
antitumorales et inhibitrices de la réplication
du virus du SIDA.
Usages alimentaires Certains lichens contiennent
des macromolécules de lichénine dégradées
en glucose au cours de la digestion. Ils peuvent
être utilisés pour l'alimentation des
porcs, des chevaux et des vaches dans les pays nordiques.
D'autres lichens sont utilisés pour l'alimentation
humaine et le Rhizoplaca esculenta, ou "manne
du désert", aurait sauvé les
Hébreux de la famine.
Usages industriels On récolte chaque année
entre 8 000 et 9 000 tonnes de mousse du chêne
et d’autres arbres pour en extraire des parfums
à odeur de "Chypre", de "cuir
de Russie" ...