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Les tortues ont soif
Les suivis télémétriques en cours sur une zone incendiée en 2003 montrent que les tortues d'Hermann peuvent parcourir plusieurs centaines de mètres en une journée pour trouver un point d'eau ou un milieu plus frais, alors que la sécheresse sévit dans la plaine des Maures. Ceci confirme l'idée que certaines avaient pu ainsi échapper aux feux de 2003 dans la mesure ou elles ne se seraient pas trouvées sur la zone incendiée à ce moment de l’année. On se rappelle que l’été 2003 avait été long et sec, les poussant très probablement à se déplacer à la recherche de sites plus “accueillants”.
Aujourd’hui, alors que la restauration du site débute, l'importance de la préservation des accès aux points d'eau et aux milieux plus frais et sombres doit donc être soulignée. Parallèlement, d’autres travaux importants de restauration forestière sur une partie de la zone brûlée menacent les tortues survivantes. La bonne connaissance de la population, nous permet d’insister auprès des agents responsables des travaux pour une meilleure prise en compte de la tortue d’Hermann et de la biodiversité lors de ces derniers. Il ne faudrait pas affecter à nouveau cette fragile population. Nos équipes veillent !
Barbara Livoreil (SOPTOM)
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